Un vrai plan pour protéger notre environnement

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Bonjour,

C’est toujours un plaisir pour moi de revenir dans ce coin de Gatineau, un coin de verdure à quelques minutes du centre-ville d’Ottawa. Gatineau est d’ailleurs une des villes les plus vertes au Québec.

Merci, Ed et Joël, pour cette présentation.

Et merci à tous et à toutes de vous joindre à nous aujourd’hui pour ce qui est l’annonce politique la plus attendue d’un parti de l’opposition dans l’histoire du Canada.

Et il y a une raison à ça.

Pourquoi tant de Canadiens et de Canadiennes se tournent-ils vers les conservateurs pour des idées nouvelles et un leadership sur cet enjeu de première importance ? Pourquoi nos amis dans les médias se demandent-ils depuis des mois quand nous allons présenter cette politique ? Pourquoi les libéraux en font-ils une obsession, comptant littéralement les jours avant la présentation du plan conservateur — et l’attaquant avant même qu’il soit rendu public ?

C’est parce que les libéraux ont échoué. Si l’approche de Trudeau fonctionnait, si l’environnement et la performance du Canada s’amélioraient vraiment, personne ne voudrait savoir ce que les conservateurs ont à dire à ce sujet.

Cependant, l’approche des libéraux ne fonctionne pas. Et les Canadiens et Canadiennes veulent une alternative.

Ils avaient cru Justin Trudeau quand il a dit qu’il protégerait l’environnement et réduirait les émissions du Canada, mais tout ce qu’ils ont eu est une taxe sur le carbone.

La taxe sur le carbone n’est pas qu’une autre façon pour les libéraux de prendre leur argent. C’est beaucoup plus que ça. C’est un abus de confiance. C’est un leurre typique des libéraux qui promettent un plan pour réduire les émissions et protéger l’environnement, mais ne font qu’imposer une taxe pour punir les contribuables et augmenter les recettes du gouvernement.

Les Canadiens et Canadiennes se souviennent de l’Accord de Kyoto. Malgré des gouvernements majoritaires successifs et des années de vœux pieux sur leurs objectifs, les libéraux n’ont jamais fait de progrès pour atteindre les cibles d’émissions de Kyoto.

Au moment où notre gouvernement conservateur précédent est arrivé au pouvoir en 2006, Kyoto était hors de portée. L’inaction des libéraux l’avait rendu impossible à atteindre.

Treize ans plus tard, nous voilà dans la même situation. Cette fois, c’est l’Accord de Paris. Cet autre effort international vise à lutter contre les changements climatiques, mais ici ce n’est qu’une autre promesse grandiose d’un gouvernement libéral qui demandait au Canada de contribuer. Et c’est surtout un autre échec libéral.

Juste après son élection, Justin Trudeau a engagé le Canada envers l’Accord de Paris et a promis qu’il en atteindrait les objectifs. Ces objectifs sont les mêmes que ceux fixés par le gouvernement conservateur précédent : une réduction de 30 % du taux d’émissions de gaz à effet de serre de 2005 d’ici 2030.

Cette promesse, comme tant d’autres promesses de ce gouvernement, a été brisée. Non seulement le Canada ne peut pas atteindre ses objectifs, mais il s’en éloigne de plus en plus. En 2016, nous avions un manque à gagner de 44 mégatonnes. En 2017, ce chiffre s’élevait à 66 mégatonnes. Et l’année dernière, il était de 103 mégatonnes.

La solution de Trudeau ? Une taxe sur le carbone. La taxe sur le carbone touche le plus durement les familles qui travaillent fort, avec des prix plus élevés pour l’essence, l’épicerie et le chauffage résidentiel.

Pire encore, la taxe sur le carbone ne s’applique nullement aux plus gros émetteurs du Canada grâce à une gentille exemption offerte par Justin Trudeau, qui leur permettra de ne pas payer la taxe sur jusqu’à 90 % de leurs émissions.

Et sa taxe sur le carbone augmentera s’il est réélu.

À combien ? Personne ne le sait. Les libéraux ne répondent pas aux questions qu’on leur pose.

Pas plus tard que la semaine dernière, le directeur parlementaire du budget a dit que, pour que le Canada atteigne les objectifs de Paris, la taxe sur le carbone des libéraux devrait être de plus de 100 $ la tonne et s’appliquer aux dix provinces, pas seulement à celles auxquelles Trudeau impose sa taxe de force.

Avec les taxes de vente, ça augmenterait le prix de l’essence de 23 cents et ça coûterait à une famille moyenne de quatre personnes en Ontario environ 1 000 $ par année.

Et ce n’est que le début. Le propre ministère de l’Environnement de Trudeau prévoit déjà une taxe sur le carbone de 300 $ la tonne.

Comme politique environnementale, la taxe sur le carbone est à tous points de vue un échec monumental.

Elle ne fait pratiquement rien pour la lutte mondiale contre les changements climatiques en plus de rendre la vie plus chère pour les familles et les petites entreprises canadiennes.

Elle n’est tout simplement pas ce qui avait été annoncé.

Nous devons adopter une nouvelle approche. Et les conservateurs sont prêts à le faire.

Nous devrions tous être inquiets des changements climatiques et du genre de planète que nous allons laisser aux générations futures.

Cependant, la question n’est pas de savoir si nous sommes préoccupés ou si nous devrions être inquiets. Bien sûr que nous devons l’être. La vraie question est : qu’est-ce que le Canada devrait faire ?

Les paroles creuses et les gestes symboliques qui sont la marque de commerce de la politique environnementale libérale ne vont pas améliorer les choses. Les Canadiens et les Canadiennes veulent des résultats. Et les conservateurs savent que les libéraux se distinguent quand vient le temps des grandes promesses.

Les conservateurs savent comment obtenir des résultats parce que la protection de l’environnement a toujours été un principe conservateur fondamental.

Et les conservateurs ont un fier bilan en matière de gestion de l’environnement naturel du Canada et d’amélioration de notre performance environnementale.

Cet héritage couvre toute l’histoire de notre pays. Le fondateur de notre parti et premier dirigeant du Canada, Sir John A. Macdonald, a jeté les fondations du réseau de parcs nationaux et a créé les trois premiers : Banff, Yoho et Glacier.

Quelques années plus tard, le premier ministre Robert Borden a dirigé l’exploration de l’Arctique afin de comprendre notre frontière nordique.

Le premier ministre John Diefenbaker a ensuite enchâssé la souveraineté du Canada dans l’Arctique avec sa politique Routes vers les ressources et promulgué la Semaine canadienne de l’environnement, une tradition annuelle toujours présente aujourd’hui qui encourage l’action environnementale.

Brian Mulroney, nommé le premier ministre canadien le plus vert en 2006, a négocié l’accord Canada–États-Unis sur les pluies acides, créé huit nouveaux parcs nationaux et appliqué la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, la première loi antipollution globale de l’histoire de notre pays.

Le précédent gouvernement conservateur a réussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre entre 2007 et 2015 grâce à des programmes ciblés dans les secteurs de l’agriculture, des transports et de l’énergie.

Le plan que j’annonce aujourd’hui – Un vrai plan pour protéger notre environnement — repose sur ce précieux héritage conservateur.

Notre plan équilibre la nécessité pour le Canada de combattre les changements climatiques en réduisant les émissions mondiales et notre engagement fondamental de laisser plus d’argent dans les poches des Canadiens et des Canadiennes et de leur permettre d’améliorer leur quotidien.

Un vrai plan pour protéger notre environnement repose sur trois principes directeurs :

  • Des technologies vertes, pas des taxes ;
  • Un environnement naturel plus propre et plus vert ;
  • Une lutte mondiale contre les changements climatiques.

Ce plan est la plate-forme environnementale la plus exhaustive jamais présentée par un parti politique au Canada. Elle est de beaucoup supérieure à ce que Justin Trudeau a présenté avant l’élection de 2015 :

  • Soixante pages ;
  • Onze mille mots ;
  • Et cinquante-cinq politiques spécifiques, réalistes et réalisables.

Si je devais toutes vous les décrire aujourd’hui, ça prendrait toute la nuit. Alors je vais en présenter les points saillants.

Premièrement, les conservateurs croient fondamentalement qu’on ne peut pas toujours imposer des taxes pour avoir un environnement plus propre.

La réponse est dans la technologie. Et Un vrai plan pour protéger notre environnement le reconnaît.

Nous allons établir des Normes sur les investissements verts exigeant que les pollueurs dont les émissions excèdent des limites strictes investissent dans des technologies de réduction des émissions propres à leur industrie.

Nous allons établir cette limite à 40 kilotonnes par année. C’est une différence de 10 kilotonnes par rapport au système des libéraux.

Avec le plan conservateur, la pollution ne sera pas gratuite. Et contrairement au plan des libéraux, il n’y aura pas d’entente spéciale pour qui que ce soit.

Cependant, au lieu de simplement donner de l’argent au gouvernement, comme le prévoit le plan des libéraux, les émetteurs qui excèdent nos limites devront investir dans les technologies de réduction des émissions afin de lutter contre les changements climatiques.

Des technologies. Pas des taxes.

Nous créerons plus d’emplois au Canada par la croissance technologique, tout en réduisant les émissions mondiales. C’est peut-être la plus grande différence entre la manœuvre libérale et le plan conservateur.

En 2017, les bâtiments représentaient 12 % des émissions de gaz à effet de serre totales du Canada. Nous ne pouvons pas lutter contre les changements climatiques sans rendre nos bâtiments plus verts.

Nous allons créer le Crédit d’impôt pour les habitations écoresponsables, un plan de deux ans qui encouragera les Canadiens à améliorer leurs habitations à l’aide de technologies de réduction des émissions. Les Canadiens vont pouvoir réclamer un crédit remboursable de 20 % de leur impôt sur le revenu pour des améliorations vertes à leur domicile de plus de 1 000 $, jusqu’à concurrence de 20 000 $. Cela leur permettra d’économiser jusqu’à 3 800 $ sur les rénovations vertes, chaque année.

Nous créerons aussi le Crédit pour les brevets verts pour les innovateurs et les entrepreneurs qui conçoivent de nouvelles technologies de réduction des émissions. Cela réduira le taux d’imposition de 15 % à 5 % sur le revenu gagné avec le brevet d’une nouvelle technologie verte.

Ce ne sont que trois des nouvelles propositions politiques de notre plan Des technologies, pas des taxes.

Notre deuxième principe directeur – Un environnement naturel plus propre et plus vert — est axé sur la protection de notre air, de notre territoire, de nos cours d’eau et de notre faune.

Le Canada possède certains des plus beaux sites de la planète : du parc Stanley au parc national de Banff dans l’Ouest, du Rocher Percé aux hautes-terres du Cap-Breton dans l’Est, et du détroit de Lancaster à Nahanni dans le Nord.

La semaine dernière, j’ai amené ma famille pêcher au lac Rideau. J’ai regardé mes enfants s’émerveiller devant la beauté de cet endroit.

Ces endroits, et bien d’autres encore, méritent notre admiration et notre protection.

À cette fin, nous allons renforcer la protection contre les parasites et les espèces envahissantes qui menacent nos habitats.

Nous allons rétablir les consultations constructives avec les intervenants et les groupes autochtones sur les aires protégées que les libéraux de Trudeau ont annulées.

Nous allons rétablir le financement des milieux humides, des bassins hydrographiques et de la conservation des pêches, aussi annulé par les libéraux.

Nous allons rétablir le Comité consultatif sur la chasse et la pêche que les libéraux ont aboli, pour que ceux qui ont le plus grand intérêt à protéger les espèces et les habitats puissent partager leur expertise.

Nous allons prendre de vraies mesures pour réduire les déchets de plastique en harmonisant les normes de recyclage entre les provinces et en travaillant avec l’industrie pour réduire l’emballage excessif.

Et nous allons protéger nos cours d’eau contre les déversements d’eaux usées.

Un des premiers gestes de Catherine McKenna comme ministre de l’Environnement a été de permettre à la Ville de Montréal de déverser huit milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Non seulement c’est absolument répugnant, mais ça envoie le message que nos cours d’eau ne comptent pas et peuvent être pollués.

Comme premier ministre, je vais travailler de concert avec les municipalités pour mettre fin à cette pratique. 

Finalement, notre troisième principe directeur : Une lutte mondiale contre les changements climatiques.

Les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas de frontières. Leurs conséquences ne sont pas proportionnelles aux émissions des pays. Que les émissions soient réduites au Canada ou en Chine, l’impact scientifique sur les changements climatiques est le même.

Nous ne rendons pas service à la planète en chassant des investissements et des emplois du Canada — où l’énergie est plus propre et les normes environnementales plus élevées — vers des pays qui ont des sources d’énergie plus sales et des normes environnementales moins sévères.

Selon ce scénario, le scénario libéral, tout le monde perd : le Canada perd des emplois et les émissions mondiales augmentent.

Le Canada pourrait tout arrêter demain : le développement des ressources naturelles, les mines, la fabrication, l’agriculture, tout. Ça ne changerait presque rien.

Justin Trudeau l’a dit lui-même : « Même si le Canada arrêtait tout demain, et si les autres pays n’avaient pas de solutions, ça ne ferait pas une grande différence. »

Si on arrêtait l’économie canadienne pendant un an, la Chine remplacerait la totalité de nos émissions en l’espace de trois semaines.

Le Canada ne contribuera pas de manière significative à la lutte aux changements climatiques en se concentrant uniquement sur nos émissions. Nous devons regarder au-delà de nos frontières.

C’est la nouvelle perspective dont le Canada a besoin. Et comme premier ministre, ce sera la mienne.

Ça commence par l’exportation de notre excellence environnementale.

J’ai énormément confiance en l’innovation et l’ingéniosité des Canadiens. Et je suis fier de ce que nous avons accompli. Nos meilleurs et plus brillants sont prêts à faire leur marque sur la scène mondiale en réduisant les émissions dans les pays les plus émetteurs du monde.

Prenons l’exemple du gaz naturel liquéfié (GNL). Le GNL a un immense potentiel de réduction des émissions mondiales, tout en faisant croître l’économie canadienne. En augmentant notre capacité de GNL, nous pouvons aider des pays comme la Chine à faire la transition du charbon, réduisant considérablement les émissions mondiales.

Prenons aussi l’exemple du captage et du stockage du carbone.

Si la Chine équipait seulement 100 de ses 3 000 usines au charbon de la technologie canadienne de captage et de stockage du carbone, elle pourrait supprimer plus de 300 mégatonnes d’émissions de gaz à effet de serre, chaque année. Ça équivaut à près de la moitié des émissions de l’économie canadienne.

Notre Vrai plan pour protéger notre environnement non seulement reconnaît ces réalités scientifiques, mais il présente aussi des façons précises d’obtenir des résultats qui nous rapprocheront de nos objectifs de réduction des émissions.

Premièrement, nous allons créer un Accélérateur de l’expansion verte qui offrira une déduction pour amortissement ciblée aux industries, comme le GNL, qui peuvent réduire les émissions dans d’autres pays.

Nous allons créer l’image de marque « éco-canadien », une désignation de produit qui montrera au reste du monde quelles technologies peuvent réduire les émissions.

En terminant, j’aimerais dire quelques mots sur l’Accord de Paris.

Les cibles du Canada mentionnées dans cet Accord sont des cibles conservatrices. Les libéraux les réclament comme les leurs, mais ils ont orienté le Canada dans la mauvaise direction.

Notre plan donne au Canada la meilleure et la plus réaliste possibilité d’atteindre les cibles de Paris. En fait, le directeur parlementaire du budget, dans son rapport de la semaine dernière, a souligné qu’à elles seules, les percées technologiques et l’adoption des technologies pourraient réduire nos émissions de base de 101 mégatonnes d’ici 2030. Si c’est vrai pour le Canada, imaginez ce que la technologie canadienne peut faire pour le reste du monde.

J’aimerais dire quelques mots sur la façon dont nous sommes arrivés à cette conclusion.

De plus en plus de Canadiens réalisent qu’une taxe n’aidera pas l’environnement et qu’une taxe sur le carbone n’est pas un plan environnemental.

Ils veulent un vrai plan réaliste et réalisable qui ne les punit pas parce qu’ils vivent leur vie, et qui reconnaît la nature mondiale du problème des changements climatiques.

C’est notre plan. Le plan conservateur.

Comme notre histoire le démontre, ce sont les conservateurs qui ont fait avancer notre pays vers une protection environnementale réelle et significative.

Nous l’avons déjà fait et nous allons encore le faire.

Les changements climatiques sont bien réels, et ils représentent une grave menace non seulement pour le Canada, mais pour toute la planète.

Nous devons à nos enfants, qui vont hériter de ce beau et grand pays, de préserver l’environnement qu’ils auront la responsabilité de protéger.

Je suis père de cinq enfants. Ils signifient absolument tout pour moi. Tout ce que je fais dans ce métier, je le fais pour eux.

Et tout comme les conservateurs ne vont pas laisser un déficit financier à nos enfants, nous n’allons pas non plus leur laisser un déficit environnemental.

C’est ma vision pour le Canada.

Merci.

 

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